La création du Parti de Gauche répond à la nécessité de redonner des perspectives à la Gauche. Il s’agit d’apporter des réponses à la crise du capitalisme et à la catastrophe sociale, écologique et démocratique qu’elle entraîne en changeant radicalement de société.

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Gilbert Marquis, directeur de la revue Utopie critique, pour la république autogérée


" ENFIN ! Combien de militants de gauche véritables et de socialistes se sont dit ce mot, en apprenant que Jean-Luc Mélenchon  et  Marc Dolez, -qui ont marqué en tant que socialistes et démocrates la campagne contre la Constitution européenne, ont rompu avec toutes les palinodies du Parti socialiste pour relever le drapeau d'une gauche socialiste véritable.

Le dernier Congrès du PS à Reims a encore descendu plus bas, dominé par le discours de Ségolène Royal qui jette aux orties toute la pensée fondamentale anticapitaliste au moment où le système plonge dans une nouvelle crise fondamentale, financière, industrielle et naturellement sociale, plongeant des millions et des millions dans la misère. Cela a-t'il été combattu, dénoncé, rejeté ? Non. Il y a trop longtemps que le Parti socialiste ne discute plus de programme  et de changement social et démocratique essentiel. Le fond des problèmes du Parti socialiste s'est confondu dans une bataille de personnes pour le contrôle de l'appareil d'où émerge l'ambition  personnelle qui se plie au système capitaliste mondial, telle l'outrance d'un Strauss-Kahn directeur du fond monétaire international, la clé même du système que les socialistes sont censés combattre !  Le "blairisme" du discours de Mme Royal, renforcé par la droite et ses médias, avance impunément dans la confusion des discours qui abandonnent la critique radicale du système capitaliste dominant. Quel qu'ait pu être la volonté de résistance du courant regroupé autour de la motion Hamon la confusion l'a emporté; le découragement va naturellement s'ensuivre et de nouvelles défaites sont à attendre.

C'est contre cela que Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez en appellent à en finir,  pour lever le drapeau du socialisme, relever le gant face à une bourgeoisie financière dominante, sans scrupules.

Leur premier souci comme ils l'ont déclaré c'est de rassembler la gauche véritable et socialiste dans un Front commun dont  l'unité programmatique sociale, clairement opposée à la droite et à la bourgeoisie dominante, fera la vraie force de changement et des victoires à venir.

Enfin, un nouveau commencement. Saluons-le ! Comme en 36, le jour se lève ; pour des milliers, des centaines de milliers...  Et nous irons très loin.   "

Gilbert Marquis, directeur de la revue Utopie critique, pour la république autogérée.

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