9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 21:33

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Le 15 août dernier, les 70 vignes d'un essai d'OGM en plein champs ont été déterrées par des « faucheurs volontaires » sur la station expérimentale de l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) de Colmar. L'essai visait à déterminer si le recours à la transgenèse était efficace dans la lutte contre le court noué, une maladie virale (virus portés par des nématodes) qui touche plus de la moitié du vignoble français.

 

 Contredisant les affirmations de la Direction de l'INRA relatives à l'impossibilité de dissémination d'OGM dans la nature, plusieurs chercheurs soulignent l'existence de probabilités de transfert des gènes du porte-greffe aux greffons, et donc à l'ensemble de la vigne, de réarrangements non prévus de génôme, de fuite dans la nature du transgène par le biais des insectes piqueurs-suceurs et de recombinaisons virales.

 

 Par ailleurs, si le court-noué constitue un réel problème, des voies alternatives de contrôle existent et doivent être développées. En fait, cet essai répondait avant tout à une stratégie visant à faire accepter les OGM à la société, en vue de permettre aux grands groupes privés français de rentrer dans la compétition avec les multinationales sur le terrain des bio-technologies et de la confiscation du vivant. Dans son communiqué du 24 août, la Direction de l'INRA ne s'en cache pas quand elle affirme que la destruction menace de « voir la France incapable de développer des produits alternatifs à ceux de ces grandes firmes étrangères ».

 

Compte tenu de ces éléments, le Parti de Gauche demande qu'aucune poursuite ne soit engagée contre les faucheurs volontaires.

 

Pour le Parti de Gauche, il est urgent que :

 

- face aux défis de la faim dans le monde, de la raréfaction des ressources naturelles, du réchauffement climatique et des contaminations de l'environnement, l'INRA réoriente massivement ses travaux sur le fonctionnement des écosystèmes cultivés, au service de l'intérêt général, et donc de la transition écologique de l'agriculture et de l'agriculture paysanne.

 

- pour cela, soit garantie l'indépendance de l'INRA face aux lobbys privés et soient renforcés ses moyens financiers et humains,

 

- soit abandonnée la logique de concurrence avec les multinationales impliquées dans les biotechnologies et la confiscation du vivant. Face à elles, la recherche agronomique française doit être pleinement partie prenante et motrice d'une recherche génétique végétale participative basée sur le principe de non brevetabilité du vivant et s'inspirant de la recherche sur les logiciels libres. De même, la France devrait être à la tête de la bataille contre la confiscation du vivant au niveau international.

 

- au nom du principe de précaution et face aux risques de dissémination d'OGM dans l'environnement, que les recherches bio-technologiques, quand elles doivent avoir lieu (notamment recherche à fin médicales et sur les effets possibles des OGM), soient strictement réalisées en milieu confiné, d'une manière transparente et sous contrôle citoyen.

 

- le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) reste une instance indépendante de tout lobbying. En raison de la multiplicité des risques, une expertise collective est nécessaire, faisant appel à des spécialistes d'origines différentes.

Publié par PG 45 - dans Agriculture

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